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Monte-Escalier

Pratique

Installer un monte-escalier en copropriété sans se fâcher avec personne

Publié le Par la rédaction

Vous lisez cet article parce qu’un escalier pose problème chez vous. Notre estimateur vous donne une fourchette de prix et le montant des aides auxquelles vous avez droit, sans rendez-vous et sans engagement.

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En maison individuelle, installer un monte-escalier est une décision de famille. En copropriété, cela devient une aventure collective, avec un syndic, une assemblée générale et des voisins qui ont leur mot à dire.

La bonne nouvelle, c’est que le droit a beaucoup évolué en faveur de l’accessibilité. La moins bonne, c’est que le calendrier reste impitoyable pour qui s’y prend au dernier moment.

D’abord, savoir de quel escalier on parle

Tout part d’une distinction simple. Si l’escalier est à l’intérieur de votre lot, dans un duplex par exemple, il est privatif. Vous faites ce que vous voulez, sans autorisation de quiconque, tant que vous ne touchez pas aux parties communes ni à la structure.

La grande majorité des installations en appartement relèvent de ce cas et cet article ne les concerne pas.

Si l’escalier dessert plusieurs logements, la cage d’escalier de l’immeuble, il s’agit d’une partie commune. Et là, impossible de visser le moindre rail sans passer par la copropriété.

C’est le cas typique des petits immeubles anciens sans ascenseur, où une personne âgée au deuxième étage se retrouve peu à peu assignée à résidence.

Ce que la loi permet désormais

Pendant longtemps, un seul copropriétaire opposé pouvait bloquer indéfiniment ce genre de projet. Le législateur a changé la logique.

Les travaux d’accessibilité réalisés aux frais d’un copropriétaire, pour son usage, bénéficient désormais d’un régime de faveur.

Dans son état actuel, le droit permet à un copropriétaire de notifier son projet à l’assemblée générale et celle-ci ne peut s’y opposer que par une décision motivée, essentiellement l’atteinte à la structure de l’immeuble ou à la sécurité. Le silence ne vaut plus veto.

La prudence commande toutefois deux choses. D’une part, vérifier le texte applicable à votre situation au moment de votre projet, car ces règles ont bougé plusieurs fois, la fiche de Service-Public.fr sur les travaux en copropriété fait référence. D’autre part, ne pas confondre ce que la loi permet d’imposer et ce qu’il est sage d’imposer. On vit ensuite des années avec ses voisins. Le passage en force juridique est l’arme de dernier recours, pas la stratégie d’ouverture.

Le dossier qui obtient le oui du premier coup

Les refus d’assemblée générale ont presque toujours les mêmes causes, la peur de la gêne et le flou du projet. Un dossier précis désamorce les deux. Voici ce que les projets qui passent bien contiennent :

  • un devis détaillé d’un installateur, avec le modèle exact et le plan d’implantation
  • la largeur de passage restante, en centimètres, siège replié, mesurée par le professionnel
  • la confirmation écrite que la pose se fait sur les marches, sans toucher aux murs ni à la structure
  • l’engagement de remise en état à la dépose et l’attestation d’assurance de l’installateur
  • et la prise en charge intégrale des coûts par le demandeur, dite noir sur blanc

Le point sensible est presque toujours la largeur restante. Les réglementations incendie imposent des passages libres et les voisins veulent monter leurs courses sans slalomer.

Un rail fin et un siège très compact comptent énormément ici, c’est un critère de choix du matériel à part entière, nous en parlons dans notre comparatif des marques.

Anticipez aussi la question de l’alimentation électrique, la consommation est minime mais il faudra bien un raccordement, généralement sur les communs avec un décompte convenu.

Reste le calendrier. Beaucoup de copropriétés ne tiennent qu’une assemblée générale par an et l’ordre du jour se fige des semaines avant.

Écrivez au syndic très tôt, demandez l’inscription de la question et si l’urgence est réelle, sachez qu’une assemblée extraordinaire peut être convoquée, aux frais du demandeur en général.

Locataire, bailleur social, les variantes

Si votre parent est locataire dans le privé, l’accord écrit du bailleur remplace celui de l’assemblée pour un escalier intérieur au logement et la réversibilité de la pose est votre meilleur argument.

Dans le parc social, adressez-vous directement au bailleur, beaucoup d’organismes HLM ont des procédures d’adaptation du logement, parfois avec leurs propres financements et un escalier commun relève de leur seule décision.

Côté financement, les règles ne changent pas en copropriété. MaPrimeAdapt’ finance l’équipement pour la résidence principale, aux conditions habituelles de revenus et d’âge, notre simulateur vous situe en une minute.

Comptez simplement le temps de l’assemblée générale en plus du temps d’instruction du dossier, les deux démarches peuvent d’ailleurs avancer en parallèle.

Un dernier conseil tiré de l’expérience. Avant même le syndic, parlez aux voisins, individuellement, autour d’un café.

Un projet découvert dans une convocation d’assemblée générale suscite des questions et des oppositions de principe. Le même projet, expliqué en personne avec le plan sous les yeux, arrive au vote déjà accepté.

Dans les petites copropriétés, c’est souvent toute la différence et cela ne coûte que quelques conversations. Si vous en êtes à chiffrer le projet, nos installateurs partenaires ont l’habitude de fournir les documents que demandent les syndics.

Le prix réel de votre monte-escalier et ce qui reste à payer

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