Crédit d’impôt monte-escalier : ce qui a changé au 1ᵉʳ janvier 2026
Pendant des années, le crédit d’impôt de 25 % a été l’argument commercial numéro un du secteur. Il ne s’applique plus aux dépenses payées depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Cette page explique ce qui subsiste, ce qui a disparu, et comment déclarer une facture acquittée avant l’échéance.
Mis à jour le Par la rédaction du Comparateur Monte-Escalier
La situation en 2026
Le crédit d’impôt de l’article 200 quater A du Code général des impôts comportait plusieurs volets. Celui qui concernait les équipements d’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap, dont fait partie le monte-escalier, a été prorogé pour la dernière fois par la loi de finances pour 2024, jusqu’au 31 décembre 2025. Cette échéance n’a pas été repoussée.
Le fait générateur est la date de paiement. Ce n’est ni la date du devis, ni la date de commande, ni la date d’installation. Une facture réglée le 28 décembre 2025 pour un appareil posé en février 2026 reste éligible ; une facture réglée le 5 janvier 2026 pour un appareil posé en décembre 2025 ne l’est pas.
Nous suivons ce point de près, parce qu’une loi de finances peut toujours réintroduire un dispositif. Cette page indique sa date de dernière vérification en tête : si vous la consultez plusieurs mois après, croisez avec la fiche officielle service-public.fr.
Ce qu’était ce crédit d’impôt
Comprendre ce qu’il était aide à repérer les informations périmées. Voici ses caractéristiques dans sa dernière version applicable.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Taux | 25 % du montant de l’équipement |
| Plafond, personne seule | 5 000 € |
| Plafond, couple soumis à imposition commune | 10 000 € |
| Majoration par personne à charge | 400 € |
| Période d’appréciation du plafond | 5 années consécutives |
| Cumul avec MaPrimeAdapt’ | Impossible sur les mêmes dépenses |
| Condition de ressources (depuis 2024) | Réservé aux ménages aux revenus intermédiaires |
Deux précisions souvent mal comprises, y compris par des professionnels du secteur. D’abord, le crédit d’impôt portait sur le prix de l’équipement, pas sur la main-d’œuvre. Sur un devis de 3 800 € dont 700 € de pose, l’assiette était donc d’environ 3 100 €, pas du total. Beaucoup de simulations commerciales gonflaient le montant en oubliant cette règle.
Ensuite, il s’agissait d’un crédit d’impôt et non d’une réduction : les foyers non imposables le percevaient sous forme de virement du Trésor public. C’était son principal intérêt social, et c’est précisément la fonction que MaPrimeAdapt’ a reprise, en la ciblant davantage.
Vous avez payé avant 2026 : comment le déclarer
Si votre facture a été acquittée au plus tard le 31 décembre 2025, le droit reste ouvert au titre des revenus de l’année de paiement.
- La facture doit être détaillée. Elle doit faire apparaître distinctement la nature et le prix de l’équipement, l’adresse des travaux, et la date de règlement. Une facture globale « fourniture et pose d’un monte-escalier » sans ventilation est un motif de rejet fréquent.
- L’équipement doit figurer sur la liste réglementaire des équipements conçus pour les personnes âgées ou handicapées. Les monte-escaliers y figuraient bien.
- La déclaration se fait dans la rubrique dédiée aux dépenses en faveur de l’aide aux personnes de votre déclaration de revenus. Conservez la facture au moins trois ans : elle n’est pas à joindre, mais elle est exigible en cas de contrôle.
- Le plafond s’appréciait sur cinq années consécutives. Si vous aviez déjà bénéficié du dispositif pour d’autres travaux d’adaptation, votre plafond disponible était réduit d’autant.
Ce qui reste pour les revenus intermédiaires
C’est le vrai sujet de cette page. Les ménages qui dépassent les plafonds Anah ont perdu leur seule aide nationale. Voici ce qui subsiste, par ordre d’efficacité réelle.
La TVA à 5.5 %, automatique
Elle ne dépend d’aucune condition de ressources. Sur un devis de 8 500 € TTC, l’écart avec le taux normal représente plusieurs centaines d’euros, déjà déduits du prix que vous voyez. Vérifiez simplement que le devis l’applique : c’est parfois « oublié » par des entreprises qui ne pratiquent pas habituellement ce marché. L'entreprise vous fait signer une attestation simplifiée (formulaire 1301-SD). Le taux réduit apparaît directement sur le devis : vous n'avancez rien.
Les caisses de retraite complémentaires
C’est le levier le plus sous-utilisé. Les caisses appliquent leurs propres barèmes de ressources, souvent plus larges que ceux de l’Anah, et disposent de fonds d’action sociale distincts. Un dossier refusé par l’Anah peut parfaitement être accepté par une caisse complémentaire. Comment les solliciter.
Votre mutuelle
Un nombre croissant de complémentaires santé proposent un forfait « maintien à domicile » ou « aides techniques », de quelques centaines à 1 500 €. Il n’est jamais versé automatiquement : il faut le demander, souvent avec un devis et parfois un certificat médical. Relisez votre tableau de garanties, ligne « prévention » ou « autonomie ».
Les aides locales
Certains départements, intercommunalités et communes abondent les dossiers d’adaptation, y compris pour des ménages au-dessus des plafonds nationaux. Ces aides sont mal référencées et changent souvent : le centre communal d’action sociale de votre commune est le bon point d’entrée. Nos pages locales indiquent quelle collectivité est compétente selon votre territoire.
La négociation, tout simplement
Quand il n’y a plus d’aide, l’écart entre deux devis devient le principal levier. Sur un escalier tournant, nous constatons régulièrement plus de 1 500 € d’écart entre deux installateurs pour une configuration identique. Mettre trois entreprises en concurrence rapporte, dans ce cas de figure, davantage que ce que rapportait le crédit d’impôt sur un escalier droit.
Ne vous laissez pas vendre un avantage qui n’existe plus
L’argument du crédit d’impôt a structuré le discours commercial du secteur pendant plus de dix ans. Il ne disparaîtra pas des argumentaires du jour au lendemain. Trois réflexes utiles :
- Demandez que l’avantage fiscal soit écrit dans le devis, avec sa base légale et l’année d’imposition. Un professionnel sérieux acceptera ; les autres se rétracteront.
- Méfiez-vous des « prix nets après aides » affichés sans détail. Un prix annoncé « à partir de 1 990 € après aides » repose presque toujours sur des hypothèses qui ne sont pas les vôtres. Comparez toujours des prix TTC avant aides.
- Ne signez pas pendant la visite commerciale. C’est vrai en général, et indispensable si vous visez MaPrimeAdapt’, dont l’accord doit précéder la commande. Les erreurs qui font perdre l’aide.
Questions fréquentes
Le crédit d’impôt monte-escalier de 25 % existe-t-il encore en 2026 ?
J’ai payé mon monte-escalier en 2025 : puis-je encore en bénéficier ?
Le crédit d’impôt était-il cumulable avec MaPrimeAdapt’ ?
Un commercial me parle encore du crédit d’impôt de 25 %. Que faire ?
Existe-t-il un remplacement pour les revenus intermédiaires ?
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Sources de cette page
- Service-Public.fr, Travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie (crédit d’impôt), fiche F10752
- BOFiP, BOI-IR-RICI-290, crédit d’impôt au titre des dépenses en faveur de l’aide aux personnes
- Code général des impôts, article 200 quater A
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